Rechercher
  • Christiane Sylvestre, psychopédagogue

Difficultés incomprises? Bienvenue dans le monde du TDAH!


Le TDAH est survenu dans ma vie bien avant que je comprenne ce dont il s’agissait. Très jeune, je recherchais l’intensité et les aventures hors des limites permises. Aucune clôture n’a pu me résister et je n’étais bien qu’au sommet des arbres.


Je sentais bien que j’étais différente et on me le faisait sentir. Je parlais trop, je bougeais sans arrêt et surtout, je dérangeais beaucoup en classe. C’était plus fort que moi. Mes efforts pour répondre aux attentes donnaient rarement les résultats escomptés. Malgré mon intérêt et ma facilité face aux apprentissages, les difficultés se sont accumulées à l’université quand est venu le temps de m’organiser.


Je comprenais bien la matière et me faisais un plaisir de l’expliquer à des collègues, mais je peinais à réaliser plusieurs choses essentielles à ma réussite telles que :

  • Maintenir ma motivation tout au long de la session; elle fluctuait selon l’intérêt du moment.

  • Structurer ma pensée pour répondre aux questions d’examens dans un temps donné. Tout allait bien à l’oral, mais moins à l’écrit, car je ne savais pas par quoi commencer et je me perdais dans des détails au lieu d’aller droit au but.

  • Garder mon attention en classe pour toute la durée des cours.

  • Apprendre de nombreuses données par cœur. Ça ne rentrait pas. Je croyais avoir appris la veille et je ne savais presque plus rien le lendemain. Ma mémoire me semblait inefficace.

  • Estimer le temps requis pour la réalisation d’un travail. C’était toujours plus long que prévu. J’ai consacré des heures à mes travaux comparativement aux autres. Or, je n’arrivais pas à tout faire et j’en payais le prix.

J’ai finalement gradué, mais au prix d’efforts considérables pour des résultats inférieurs aux autres; ce qui a miné mon estime.


L’arrivée de mes garçons et leur évaluation diagnostique en bas âge m’a permis d’enfin réaliser ce qui se passait. Ce fut un soulagement de comprendre les raisons d’autant de difficultés et de constater que nous n’étions pas de mauvais parents. Toutefois, j’ai vite compris que c’était le début d’un long voyage. Comme il n’y a pas de cure pour un TDAH, je devais apprendre à vivre avec. J’apprends encore tous les jours.



​© 2020 Christiane Sylvestre, M.A.psychopédagogue             Créé avec Wix.com